Arts visuels

« L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible »

Découvrez dès maintenant les arts visuels coréens

 

■ Dessin

     • Manhwa: C’est le nom donné à la bande dessinée en Corée, ce terme est aussi utilisé à l’étranger pour désigner la bande dessinée coréenne. Part importante de la culture coréenne, le manhwa est très dynamique et se décline sous de nombreuses formes : papier, internet et téléphone mobile. La Corée du Sud est aujourd’hui l’un des premiers pays producteurs de bandes dessinées du monde. Un auteur de manhwa est appelé un manhwaga

 

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Premier manhwa

 

■ Peinture

La peinture, en Corée, une forme de l’art coréen particulièrement remarquable, se manifeste sous les formes les plus diverses, depuis les antiques peintures murales, préservées dans les tombes du royaume de Koguryo, les bannières bouddhiques aux couleurs intenses, les peintures de lettrés à l’encre, les paravents décoratifs, jusqu’à la peinture telle qu’elle est pratiquée dans l’art contemporain. La peinture moderne coréenne intègre, par ailleurs, les œuvres des artistes coréens, sur tout le territoire de la Corée, Corée du Nord et Corée du Sud et au sein de la diaspora coréenne dispersée dans le monde.

Peintres coréens: Kim Yong Kwon, Oh Younghee, Yoon Ilsoo, Lee Kyuwan… 

 

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■ Architecture

Cet article sur l’architecture coréenne décrit les bâtiments construits en Corée depuis la préhistoire jusqu’à nos jours.

 

     • Antiquité: Au Paléolithique, les premiers habitants de la péninsule coréenne utilisaient des cavernes, des abris sous roche et des abris portatifs. Les restes d’un abri portatif datant de 30 000 avant J-C ont été dégagés sur le site de Seokjang-ri dans la province de Chungcheong. Les premiers exemples de maisons semi-souterraines datent de la période Jeulmun. Les maisons creusées ont très tôt été équipées par des installations de base : foyers, citernes de stockage ainsi que des espaces de travail et de repos.

Vers 1500 avant J-C, avec le développement de l’agriculture, les premiers villages coréens se forment. Ils sont constitués d’une vingtaine de huttes. Les huttes néolithiques étaient en fait des fosses avec un toit en branchage et en peaux. Ce toit est parfois soutenu par des colonnes. Le foyer se trouve au centre.

 

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Vu sur Wikipédia

 

     • Période proto-Trois-Royaumes (1-2ème siècles avant J-C au 3-4ème siècles): Des traces archéologiques d’un ancêtre de l’ondol, le système de chauffage coréen par le plancher, ont été trouvées dans des éléments architecturaux datant du début de la période Protohistorique. On commence, en effet, à trouver des habitations de pierre avec un chauffage par le sol, ancêtre de l’ondol.

En 108 avant J-C, quatre commanderies chinoises sont établies afin de partager le territoire de Corée. Les bâtiments officiels de cette période sont construits en bois, en briques et sont couverts de tuiles selon le savoir-faire chinois. L’architecture coréenne est alors fortement influencée par l‘architecture chinoise.

 

     • Période des Trois Royaumes (3-4ème siècles à 668): Durant la période des Trois Royaumes de Corée, certains vivaient dans des maisons semi-souterraines tandis que d’autres vivaient dans des bâtiments surélevés.

Koguryo, le plus grand des Trois royaumes de Corée, est réputé pour ses forteresses montagnardes construites horizontalement et verticalement le long de la pente des versants. 

Le royaume de Baekje fut fondé au début de notre ère et son territoire incluait la côte occidentale de la péninsule coréenne. Après la chute de Nangnang, Baekje a établi des relations avec la Chine et le Japon. De grands temples ont été construits au cours de cette période.

Silla fut le dernier des trois royaumes à se constituer en royaume indépendant. Des temples bouddhistes furent construits sur le territoire de Silla.

 

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Baekje: Temple Mireuska / Silla : Premier observatoire astronomique d’Asie – Cheomseongdae

 

     • Royaume de Silla (668-918): Après l’unification de la péninsule coréenne par le royaume de Silla, les institutions coréennes ont été radicalement transformées. Silla s’est approprié la culture chinoise de la dynastie Tang alors à son paroxysme développant une identité culturelle unique. De nouvelles sectes bouddhistes ont été introduites et l’art bouddhiste s’est épanoui. Ce fut une période de paix et de forte évolution culturelle dans tous les domaines artistiques. L’architecture s’est épanouie dans la capitale royale de Gyeongju, bien que presque toutes les traces de cette ancienne gloire aient disparu à l’heure actuelle. La ville a eu presque 200 000 habitants à son apogée. Le développement urbain de la ville s’est déroulé en trois étapes. Au cours de la deuxième étape, lorsque le temple Hwangnyongsa était situé dans le centre, la région s’est développée selon un réseau de points nodaux connectés par un dessin de voiries majoritairement composé de rues larges. L’emplacement d’un ancien palais est marqué par le lac artificiel d’Anapji. Des murs de soutènement en pierre délimitent l’ancienne position du bâtiment. De grandes maisons sont construites dans la zone résidentielle noble dans la ville. Elles se conforment au code du bâtiment qui accorde des privilèges aux nobles, interdits aux hommes du peuple. Des tuiles des ruines de ces bâtiments sont trouvées un peu partout. Ceux qui sont encore intacts montrent une conception élégante et gracieuse.

 

     • Architecture religieuse: Les plans des temples bouddhistes sont caractérisés par leurs deux pagodes en face du hall central, suivant une disposition symétrique le long de l’axe au nord-sud avec les autres bâtiments.

À la droite de la cour, la pagode Dabotap qui présente une manifestation de Bouddha dans un univers diversifié, est unique en Corée, voire en Asie. Avec une taille de 10,4 m, cette pagode est constituée d’un socle avec un escalier de chaque côté, quatre étages principaux ornés de balustrades et est caractérisée par la succession finale de boules et de platines. Le motif de fleur de lotus apparaît dans les moulures et autres détails de la pagode.

 

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Pagode Dabotap / Temple Bulguksa

 

    • Royaume de Goryeo (918-1392): Une grande partie de l’architecture de cette période est liée à la religion et influencée par les pouvoirs politiques. Les temples bouddhistes et les pagodes sont construits en fonction des besoins religieux. Malheureusement, étant donné que la majeure partie de cette architecture était en bois, très peu de bâtiments ont réussi à traverser les âges. En outre, le capital du royaume était basé à Kaesong, en actuelle Corée du Nord, ce qui rend particulièrement problématique l’étude de cette période par les historiens. Les quelques constructions en bois conservées de la période tardive de Goryeo en Corée du Sud laissent à voir des charpentes plus simples que celles que l’on peut trouver dans l’architecture de la période Joseon.

 

     • Ère Joseon (1392-1910): La création de la dynastie de Joseon en 1392 a amené au pouvoir des hommes imprégnés des doctrines du néoconfucianisme qui s’était lentement infiltré en Corée depuis la Chine au cours du 14ème siècle. Ce fait amène un nouveau contexte social relativement hostile au bouddhisme ce qui conduit graduellement l’État à transférer sa protection des temples bouddhistes aux institutions confucéennes. Tout au long de la mise en place de la dynastie, l’élan de réforme de la société selon les préceptes néoconfucéens entraîne la construction d’hyanggyo (écoles locales) à Séoul et dans de nombreuses villes provinciales. Bien que ces établissements aient duré jusqu’à la fin de la dynastie, ils commencèrent à tomber en désuétude au milieu du 16ème siècle. De ce fait, les hyanggyos ont progressivement été remplacés par des académies privées confucéennes (Seowon) qui sont devenues partie intégrante de la vie aristocratique rurale jusqu’à la fin de la dynastie.

 

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Hyanggyo / Soweon

 

Le néoconfucianisme a inspiré de nouveaux paradigmes architecturaux. Les jaesil, bâtisses servant à la préparation des rites sacrificiels des chefs défunts, sont courants dans beaucoup de villages où les clans érigent des installations pour la vénération commune d’un ancêtre éloigné. Les jongryo, ou tombeaux commémoratifs, ont été établis par le gouvernement pour commémorer des actes exceptionnels de piété filiale ou de dévotion. Même au-delà de ces archétypes, l’esthétique du néoconfucianisme, qui favorise le caractère pratique, la frugalité, et l’harmonie avec la nature, a permis d’instaurer un modèle architectural cohérent dans toute la société coréenne.

 

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Jaesil / Jongryo

 

     • Période de la colonisation japonaise: L’occupation japonaise de la Corée a commencé vers 1910 et finit en 1945. Au cours de cette période, l’Empire du Japon détruisait systématiquement l’architecture coréenne traditionnelle et locale en la remplaçant par de l’architecture japonaise. Une des méthodes par lesquelles le peuple coréen a pu résister au colonialisme et au programme nationaliste japonais a été de construire des maisons traditionnelles coréennes (hanok). Elles furent érigées comme base de la fierté nationale et le restent aujourd’hui.

La construction d’infrastructure dans le cadre de la colonisation a d’abord concerné les réseaux de transport. Ainsi, les lignes de chemin de fer voient fleurir des gares et des hôtels dans le style japonais. Bien que les ports soient des lieux de transit, les constructions y sont peu nombreuses. Dans les terres, les Japonais ont construit de nouveaux hôtels de ville, des casernes, des bases militaires, des prisons, des commissariats et des koban. Après avoir interdit l’enseignement de la langue coréenne dans les écoles, le Japon a construit de nombreuses nouvelles écoles selon le modèle d’éducation japonais. Les écoles d’architecture coréennes furent par conséquent fermées et les architectes coréens étaient formés uniquement au Japon et encouragés à dessiner exclusivement suivant les modèles et les styles japonais lors de leur retour en Corée. Bien que l’hypothèse selon laquelle les influences occidentales sur l’architecture japonaise auraient été transmises à la Corée ait été émise, cela n’est pas arrivé.

 

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Hanok – Maison traditionnelle coréenne

 

     • Architecture moderne: Les architectes coréens se distinguent encore aujourd’hui par la volonté d’une bonne intégration du bâti avec la nature, quand c’est possible, en Corée même, ou ailleurs dans le monde.

Architectes coréens: Kim Swoo Geun, Min Hyeon Sik, Moon Hoon

 

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Université d’Ehwa / Musée National de Corée / Maison d’habitation Trois Générations